LA MOULE ET LE MAQUEREAU
Publié le 23 Juillet 2014
Sur une côte sauvage,
Aux magnifiques rivages,
Pour un superbe maquereau,
Une belle moule de bouchot,
Se prend un beau jour,
Du plus grand des amours.
De voir ses écailles d’argent,
De sa queue les puissants mouvements,
Voilà la belle qui se pâme,
Prête à lui donner son âme.
Mais lui, gonflé d’arrogance,
Devant elle, nage avec indifférence.
Accrochée à son rocher,
La belle se voit fort ennuyée.
Comment faire pour l’approcher ?
Comment, avec lui, aller nager ?
Et la belle de chercher en vain,
Pour le séduire, un moyen.
De coquillages, elle s’habille,
Elle entrouvre sa coquille,
Si délicatement nacrée,
Montrant ses lèvres finement ourlées.
Le maquereau, enfin séduit
De la belle s’approche sans bruit.
Ses écailles enfin la touchent,
De la sienne, il approche sa bouche.
Et la belle, tendrement émue,
S’ouvre en grand, se met à nu.
Le maquereau est un perfide,
De la coquille il fait le vide,
Dévorant sans plus de façon
La moule en pamoison.
Sachez, belles dames que l’argent
Les beaux atours, les muscles puissants
Ne sont bien souvent que des leurres
Qui feront votre malheur.
Aux apparences, il ne faut point se fier,
La vérité, par elles, est souvent cachée.
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